Excellence Monsieur l’Ambassadeur,

Monsieur le Ministre de la Justice

Monsieur le Ministre de l’Intérieur et des Municipalités

Madame la Ministre d’État

Monsieur le Président du Conseil d’État

Monsieur le Procureur Général de la Cour de Cassation

Monsieur le Général représentant le Chef de l’Armée Libanaise

Madame la Bâtonnière de l’Ordre des avocats

Monsieur le Président du Conseil Économique et Social

Monsieur le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie

Madame et Messieurs les Conseillers à l’Assemblée des Français de l’Étranger

                             Aux autres personnalités en leurs grades et qualités,

Chers compagnons,

Chers amis,

 

Chers amis,J’aimerai tout d’abord remercier Monsieur l’Ambassadeur Denis Pietton pour son hospitalité et le chaleureux accueil qu’il nous a réservé ce soir, dans cette résidence, témoin de grands événements dont certains ont marqué l’histoire du Liban.

 

Je remercie également mon prédécesseur Monsieur l’Ambassadeur Fouad El Turk, qui a œuvré au développement de notre Association, ainsi que tous nos invités qui ont voulu par leur présence, soutenir notre Association dans l’accomplissement de ses objectifs, culturels, caritatifs et humanitaires. Je cite pour vous Mesdames et Messieurs notre programme le plus récent ;

 

·              Pour l’année 2010, Monsieur l’Ambassadeur nous a fait l’honneur de présider le Jury du « Prix du Civisme », admirablement remporté par Monsieur Steve Perré, à qui je réitère mes félicitations pour ses actes de bravoure et de solidarité avec le peuple libanais durant la guerre de juillet 2006.

 

·              De plus, sur le plan culturel, l’Association a déjà lancé son Grand Prix Littéraire qui récompensera un auteur pour son œuvre francophone.

 

·              La Section Liban s’est également promise d’accorder son appui à l’Hôpital de la Croix de Deir El Kamar ainsi qu’à d’autres institutions humanitaires libanaises.

 

·              Par ailleurs, en coopération entre le Barreau de Paris et notre Association, Madame le Bâtonnier Amale Haddad, a exprimé son enthousiasme au lancement en février prochain du concours de plaidoirie sur un thème juridico-social qui se tiendra à la « Maison de l’Avocat » et auquel participeront deux avocats de chacun des deux Barreaux, de Paris et de Beyrouth.

 

·              Enfin, une conférence sur le thème des dons d’organes, se tiendra en novembre prochain sous l’égide de notre Compagnon, Vice-président le Professeur Antoine Ghossein.

 

Sur le plan des relations qui unissent nos deux pays, la France a sans doute un grand rôle à jouer. En effet, ce qui nous lie encore à la France, c’est qu’elle nous apparait comme l’autre nom de la liberté, et à travers nos dispositions fondamentales, c’est un même humanisme et un même attachement aux droits et aux libertés de tout un chacun que nous ne cesserons jamais de revendiquer.

 

Le Liban qui, au carrefour de plusieurs civilisations méditerranéennes, se situe aujourd’hui au cœur de tant de défis, est le laboratoire idéal de la recherche d’une synthèse reposant sur une assimilation de ses différentes composantes et une valorisation de l’apport de chacune d’entre elles. Ainsi, Le Liban est une invitation à vivre courageusement et, à l’occasion héroïquement, sa mission de cohabitation, mieux encore, d’unité.

 

Les membres de notre Association qui occupent des places avancées dans la vie de l’Etat libanais, mettent leurs moyens en œuvre pour cette paix et pour cette justice. Vaste programme me diriez vous, mais Il y a des pays comme notre Liban qu’on n’imagine pas sous la contrainte, qu’on ne conçoit pas dominés par la violence. Dans cette lutte de tous les jours l’amitié franco-libanaise est des plus précieuses.

 

Enfin, à mes chers Compagnons, et à tous celles et ceux ici présents qui ont été honorés par ce prestigieux Mérite, pour grands services rendus à la France, il est intéressant de relever que c’est au service du Liban que nous nous tournons, nous nous retrouvons ainsi distingués par la France pour mieux servir notre propre pays.

 

Pour finir, je cite un mot du Général de Gaulle, fondateur de cette institution, lors d’une rencontre avec Monsieur Alain Peyrefitte: « Le détenteur du Mérite Français doit appartenir à une communauté particulière, avec ses valeurs, ses vertus qui exige de ses membres un dévouement total et une recherche continue de l’excellence. Il faut que le compagnon reste digne et droit dans les épreuves face au danger, et de rechercher sans cesse, avec humilité, un possible dépassement de soi. »

 

Avec votre soutien, notre solidarité et notre action, nous tacherons de ne pas mentir l’objet de cette institution, mais de confirmer notre œuvre commune pour les autres.

 

Vive l’amitié Franco libanaise,

Discours du Bâtonnier Samir Abillama
© 2011