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De mère libanaise et d’un père français au passé militaire prestigieux, Robert MARTIN rejoint, avec sa maman, son papa démobilisé en France, en 1945. Il a deux ans et demi. Il fera ses études et une carrière au service de la France particulièrement digne d’être remarquée dans une administration des Postes en pleine mutation informatique. A peine entré dans la carrière administrative, en 1962, il est appelé à honorer ses obligations militaires à Montluçon (Allier) tout d’abord, à Metz (Moselle) ensuite et enfin en Algérie, à Oran dans une unité d’infanterie de marine, la 62ème Compagnie de Réparation Divisionnaire. Il y obtiendra la Médaille commémorative de maintien de l’ordre. Revenu à la vie civile, en 1964, il réintègre son administration dans les services des bureaux de poste à La Madeleine (Nord). Très vite, sa passion pour l’informatique le conduira un moment vers les télécommunications, avant d’être appelé auprès des services informatiques de la Poste à Paris. S’ensuivront les formations de la filière, de programmeur à chef de projet informatique. Parallèlement, il parcourt la France de Strasbourg à Rennes, de Lyon à Marseille, en passant par Orléans et Paris, et enfin à Lille. Mais la routine l’ennuie et, en 1981, il envisage une mission outre-mer qui va se présenter par une demande formulée de l’Office des Postes de Polynésie française, au milieu du Pacifique. Il se fait rapidement remarquer par sa créativité, son travail, et obtient, après cinq années de services, les félicitations de l’Office des Postes. Il est nommé chef d’établissement d’un ensemble touristique regroupant trois stations de haute montagne de la Tarentaise (Les Menuires, Reberty et Val Thorens) dans les Alpes du Nord. Mais sa passion pour l’informatique et l’outre-mer sont plus fortes. Il repart en 1988 pour une mission de coopération au Niger où il se distinguera par l’informatisation des bureaux de poste du pays (notamment Maradi, Zinder, Agadès et la capitale Niamey). Au terme de quatre années de travail, l’Office des Postes du Niger lui décernera un témoignage de satisfaction et le service des Postes français ses félicitations pour le travail accompli. En 1992, rentré en France, il obtient un bureau de poste à Alby sur Chéran en Haute Savoie où il ne restera que deux années. Le grand large l’appelle à nouveau et il repart en 1994 comme chef d’établissement dans l’île de Saint Barthélemy (Guadeloupe) dans les Antilles françaises. Il y restera six années malgré deux tempêtes tropicales dont une de force 5 qui rendra l’île sinistrée. Il y terminera sa riche carrière comme cadre supérieur avec les félicitations de sa direction. Il obtiendra le témoignage de Reconnaissance de la Nation. Marié à Najoie en 1997 et papa d’une seconde fille, il revient sur les terres de sa naissance. Membre d’organisations associatives, il continue à s’occuper des autres pour apporter à chacun un peu d’amitié, de générosité et de dévouement, notamment durant la guerre israélo-libanaise de l’été 2006. Il est administrateur de l’Union des Français de l’étranger et de l’amicale des anciens combattants de l’armée française résidant au Liban, membre fondateur et secrétaire général de l’association nationale de l’Ordre national du Mérite, section du Liban. Robert Martin est chevalier de l’Ordre national du Mérite.
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| Robert MARTIN |
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